Sanitaire

En Europe, plus de 7 % des malades acquièrent une maladie durant un séjour à l’hôpital. Ces infections contractées en milieu de santé, dites nosocomiales, sont la cause de 147 000 décès par an. Depuis plusieurs années, des recherches scientifiques menées sur l’évaluation des propriétés antibactériennes du cuivre et de ses alliages, démontrent que ces matériaux contribuent à diminuer durablement les germes présents sur les surfaces qui constituent notre environnement quotidien (Surfaces de contact comme les poignées de portes, rampes, interrupteurs…). Les tubes de cuivre utilisés pour le transport de l’eau disposent également de propriétés sanitaires très intéressantes mais qui diffèrent de ce qui est observé avec les surfaces de contact. Les recherches les plus récentes en la matière apportent de précieuses informations dans ces deux domaines.

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Les surfaces de contact

Il est à présent établi et accepté que le cuivre et ses alliages (ces derniers devant contenir au moins 65 % de cuivre) possèdent des propriétés antimicrobiennes qui peuvent contribuer à combattre la propagation des germes en milieu hospitalier. Ceci est notamment vrai pour les bactéries qui ont développé des résistances aux antibiotiques et qui de fait rendent très difficile le traitement d’un patient infecté.

Jusqu’à présent cette preuve scientifique a été établie à partir de mesures faites en laboratoire et dans des établissements de santé. Plus récemment, les investigations ont porté sur les patients eux-mêmes. Ainsi, une étude américaine menée dans les services de soins intensifs de trois hôpitaux a mis en évidence un résultat probant en faveur du malade. Des équipements en cuivre disposés sur quelques endroits stratégiques proches de l’environnement du patient (Lit, pied à perfusion, bouton d’appel…) ont permis de réduire les taux d’infection de 58 %.

En France, les premiers résultats communiqués au sujet de l’expérimentation conduite à l’hôpital de Rambouillet révèlent également des éléments qui vont dans le sens d’une plus grande protection du patient. Ils rappellent également l’importance d’un maintien strict des mesures d’hygiène environnementale et corporelle. Le cuivre et ses alliages doivent être considérés comme une protection supplémentaire mais ne peuvent en aucun cas se substituer aux mesures déjà mises en place.

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Tels sont les derniers enseignements scientifiques obtenus à partir de surfaces sèches et utilisées à l’air libre. Dans l’eau, d’autres considérations entrent jeux, et de nouvelles études en la matière apportent également des précisions d’importance.

Les réseaux d’eau potable

Dans le cas des tubes de cuivre utilisés pour le transport de l’eau, il existe également des preuves de l’efficacité antibactérienne. Cependant les modes d’action varient considérablement entre les deux applications.

Dans l’eau, le contact direct entre les microorganismes et le matériau de canalisation est le plus souvent absent. Dans les réseaux d’eau, il faut en effet prendre en compte les phénomènes dynamiques dus au déplacement de l’eau et la formation du biofilm : une couche biologique qui se forme systématiquement sur les matériaux en contact permanent avec l’eau.

En fait, ce sont principalement les ions cuivre, c'est-à-dire la forme soluble du métal, qui sont responsables des effets constatés sur les germes. A titre d’exemple, bien que peu utilisées en France, les méthodes de désinfection utilisant le principe d’ions cuivre associés à des ions argent, connues sous le nom d’ionisation cuivre / argent, ont fait preuve de leur efficacité depuis de nombreuses années. Les recherches les plus récentes ont pu préciser le rôle potentiel des ions cuivre.

Bien que les bactéries, comme les légionelles par exemple, aient besoin au même titre que les êtres humains, de cuivre en tant qu’oligoélément, leur capacité à se reproduire peut être fortement affecté avec l’augmentation de la quantité d’ions cuivre. Du point de vue de l’hygiène de l’eau, inhiber totalement la reproduction des bactéries revient à dire que leur concentration ne peut pas atteindre des niveaux suffisant pour causer une infection. Cela explique pourquoi toutes les études menées sur la propension des matériaux à favoriser le développement des légionelles ont toujours montré que le cuivre était systématiquement le meilleur d’entre eux. Il est également plus aisé de comprendre pourquoi il est toujours possible de détecter ces organismes en faibles quantités, le cas échéant.

Inhalées, les légionelles provoquent la maladie du légionnaire (ou legionellose) qui peut être fatale chez les personnes affaiblies ou immunodéprimées. Cette affection peut également se contracter en milieu hospitalier où se trouvent justement des personnes présentant ces caractéristiques. Dans les établissements neufs, les tubes de cuivre sont souvent choisis, pour cette raison, dans la conception des réseaux d’eau en fin de réseaux, là où la distribution d’eau sanitaire est la plus proche du patient. Ils participent donc eux aussi à la protection des personnes, au même titre que les surfaces sèches mais pas de la même manière.

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Le cuivre : antibactérien par nature

Que ce soit sous forme de surface de contact ou bien pour le transport de l’eau sanitaire, le cuivre démontre des propriétés uniques qui peuvent s’avérer être de précieux atouts dans le domaine hospitalier. Bien que les deux applications ne puissent pas être comparables, elles constituent une barrière de défense supplémentaire contre la propagation des germes.

Au-delà des seuls établissements de santé, le cuivre peut rendre des services considérables en matière d’hygiène dans les crèches, les écoles, les bureaux ou, plus généralement les établissements recevant du public. Les applications domestiques ne sont pas non plus à oublier. Il y a fort à parier qu’entre deux options, l’une étant contributrice d’une meilleure hygiène et l’autre étant neutre, la première s’impose avec évidence à quiconque doit en faire le choix !

 

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